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Blog et forum : 2 modes de communication web 2.0

lundi 05 mai 2008 à 11:19

Comparer blogs et forums (pardon : fora pour les puristes), quelle drôle d’idée, pourrait-on croire ! En effet, leurs interfaces n’ont rien à voir et une entreprise ne vient pas à un blog ou un forum pour les mêmes raisons.

Pourtant, ces deux supports visent le même objectif global de communication : fédérer une communauté.

Et si les forums préexistaient bien avant les blogs puisqu’ils sont apparus avec Usenet en 1979 (source Wikipedia), ils n’ont plus rien à voir avec les simples échanges d’information de leurs débuts. Ils se parent aujourd’hui d’une palette de fonctionnalités très web 2 comme par exemple la notation des contributeurs par les membres du groupe.

Ainsi, si l’on schématise le web 2 par le passage du web d’information à un web participatif et collaboratif, blogs et forums s’inscrivent pleinement dans cette logique de création et d’animation de communautés.

En tant que tels, tous deux se doivent d’avoir une identité forte : n’est leader que celui qui a du charisme. Et sur le web, celui-ci se gagne pour beaucoup grâce à l’éditorial. Un blog qui marche est ainsi un blog à la ligne éditoriale claire quand un forum qui fonctionne est un forum structuré.

Mais si blog et forum jouent dans la même cour, quelles différences entre ces deux supports en terme de communication ?

Tout d’abord, les deux sont des espaces de discussion. Mais leur gestion du pouvoir d’influence est à l’opposé l’une de l’autre. Sur un blog, l’auteur est un leader d’opinion. Même si ses propos peuvent être controversés dans les commentaires, il reste celui qui mène la danse et a généralement le dernier mot –du moins sur son terrain. Plus il a de personnalité, plus il fait savoir ce qu’il pense, mieux c’est. Le blog est le règne du subjectif et c’est pour cela qu’on le lit. C’est aussi pour cela que les entreprises qui y pratiquent le publi-rédactionnel y rencontrent peu d’échos. Sur un forum au contraire, il n’y a pas de notion de leader : le discours est construit par l’ensemble des participants. Pour gagner en crédibilité, l’animateur restera donc le plus neutre et objectif possible.

Ensuite, tous deux font partie intégrante des réseaux sociaux… avec une gestion différente de l’identification. Un blog, c’est le règne de l’ego. Si on ne connaît pas son auteur, non seulement c’est frustrant mais de plus ça fait louche. Les auteurs sont ainsi souvent clairement identifiés. Alors que sur un forum, le pseudo est de rigueur. L’individu s’efface au profit du collectif, même si ne rêvons pas, les jeux de pouvoir sont tout aussi présents qu’ailleurs.

Enfin, blogs et forums sont tous deux des lieux d’échange. Mais avec une traduction différente de l’ouverture aux autres. Sur un blog, l’ouverture est exprimée par l’interface, à travers les liens vers d’autres membres de la communauté ou vers des contenus sources extérieurs. Sur un forum, peu de liens vers l’extérieur mais l’ouverture est intrinsèque puisqu’il part du principe que le savoir ne peut être détenu par un seul individu : celui-ci naît de la capitalisation des expériences et connaissances de chacun.

En résumé, blogs et forums surfent sur les mêmes axes de communication mais les expriment de manière quasi opposée. Pour donner une image, le forum, ce serait un peu comme la tribune romaine où l’on vient pour échanger sur un sujet et d’où l’on part une fois le thème traité. Alors que le blog serait plutôt un hall de gare où l’on se rassemble à un moment donné, le temps d’humer l’air, de se nourrir d’idées, voire de participer au débat, avant de repartir au gré de la multitude des directions proposées.

Pour approfondir le sujet du web 2.0 et notamment ses apports pour votre stratégie web, suivez notre formation donnée à Bordeaux par Mathieu Collet les 9 et 10 juin 2008. http://formation.sqli.com/web/web-2-0-apports.html

Réseaux sociaux d’entreprises : considérez vos collaborateurs comme des clients !

mercredi 30 avril 2008 à 11:18

Pourquoi appliquer les pratiques des réseaux sociaux dans un environnement d’entreprise ?

Mettre en place une application de type Networking à destination des collaborateurs comporte plusieurs objectifs :

  • favoriser le transfert d’informations, afin que les niveaux de connaissances soient optimisés.

Les fonctionnalités suivantes permettront, entre autres, de créer une intelligence collective :

  1. Pouvoir consulter les parcours professionnels de chacun, et connaître les expertises et expériences de tous
  2. Partager des bookmarks collectifs, des retours d’expérience sur un projet…
  3. S’abonner aux flux RSS des différents réseaux
  4. Proposer des espaces thématiques réservés aux questions/réponses
  5. Alerter les membres de la liste de diffusion concernés par le sujet afin d’avoir des retours d’experts__.
  6. Inciter à faire bénéficier__ l’ensemble de la collectivité de la synthèse des réponses reçues


* Favoriser l’ « auto transfert » de compétences en permettant aux personnes moins expérimentées d’avoir à disposition des retours d’experts sur des projets/technologies/méthodologies

  • Inciter à la mise en relation entre collaborateurs sur des problématiques bien précises, via différents modes de contact (e-mail, chat)

En bref, créer l’émulation et offrir à vos collaborateurs des sources d’infos et retours d’expérience utiles à la productivité et à l’approfondissement des connaissances/compétences

'' Comment bien cadrer et réussir son projet ?''

Une démarche itérative à chaque phase du projet permettra de répondre au maximum aux besoins et attentes de vos collaborateurs, ainsi qu’à celles des managers via des outils de reporting en rapport avec l’activité des réseaux.

En phase de définition stratégique :

  • commencer la réflexion en initiant une panoplie de recommandations marketing et lister les conditions de réussite à l’adhésion et l’animation du portail
  • recueillir via plusieurs méthodes les attentes de vos cibles :


# une enquête en ligne à destination de l’ensemble des collaborateurs et managers : les résultats vous permettront de dégager au niveau macro les fonctionnalités indispensables, celles relevant d’évolutions futures et, à contrario, les fonctionnalités jugées inutiles par vos cibles.

  1. Des entretiens individuels, permettant de mettre en exergue les attentes de chacun, quel que soit le métier et la responsabilité du poste.
  2. Des focus group, sur la base des fonctionnalités déjà établies précédemment. Le but est ici de recueillir les conditions de réussite liées à chaque fonctionnalité et comment les faire vivre et perdurer ? (incentives, mises en avant de réseaux et de contributeurs actifs…).

Exemple : « C’est très intéressant de pouvoir consulter les parcours professionnels de chacun, mais cela me gêne que tout le monde puisse voir que je suis débutant dans ce domaine ». Ce qui se traduit au niveau de la conception de rendre privé le niveau de séniorité.

Objectif : recueillir des éléments détaillés sur les orientations à prendre lors de la conception et pouvoir par la suite arbitrer définitivement sur le périmètre fonctionnel de l’application.

En phase de conception :

  • Concevoir l’ergonomie et le fonctionnel du portail, en croisant toutes les données marketing et attentes des cibles, et en pensant à adapter l’affichage et le vocabulaire aux différents profils
  • Penser les écrans clés et permettre de simuler des scenarii
  • A partir de ces écrans, une nouvelle phase de retours utilisateurs (tests individuels sur story-board) permettra de valider une nouvelle fois la retranscription des attentes ergonomiques et fonctionnelles exprimées en amont.
  • Lister les points bloquants/recommandations/satisfactions soulevés lors de ces entretiens. Cela permettra de faire une nouvelle fois évoluer l’application et arriver à des écrans se rapprochant de l’«idéal» souhaité.

Exemple : « Si je pose ma question ici, qui va répondre à ma question, et comment je sais qu’elle a été transmise ? ». Ajouter alors dans la maquette une ligne éditoriale expliquant le processus (alerte aux membres de la liste de diffusion + alerte quand une réponse a été apportée)

  • Enfin, pour continuer dans la démarche itérative, il est conseillé de procéder à un dernier vote en interne sur les pistes graphiques proposées.


Résultats ? La mise à disposition d’une application de transfert de compétences et de mise en relation en adéquation totale avec les attentes de vos cibles et la certitude de faire vivre et se multiplier les communautés.

Yahoo rachète IndexTools

mercredi 16 avril 2008 à 15:11

Google Analytics pour Google, Ad Center Analytics pour Microsoft (ex : Gatineau)… et désormais IndexTools pour Yahoo.

En rachetant la société IndexTools basée en Hongrie, Yahoo est le dernier des 3 principaux moteurs de recherche à proposer une solution de web analytics. Yahoo applique ici une démarche similaire à ses concurrents : proposer un outil de pilotage du marketing en ligne.
Dennis R. Mortensen, Chief Operating Officer d’IndexTools a largement contribué au développement de cette solution dont voici quelques fonctionnalités :

  • Customisation de l’interface par drag and drop
  • Tableaux de bord personnalisés par utilisateur
  • Scénarios ad hoc
  • Filtres multiples
  • Overlays (création de zones spécifiques)
  • …

Indextools propose également des outils complémentaires :

  • Segmentations multiples (Rubix en beta pour le moment)
  • Outil de bid management

Des fonctionnalités et outils que l’on retrouve notamment chez Omniture, Webtrends et Coremetrics. Dennis R. Mortensen d’IndexTools dit d’ailleurs dans son blog qu'IndexTools contient 80% des fonctionnalités de la solution Omniture et ce pour beaucoup moins cher.

Yahoo se dote donc d’une solution plus puissante que Google Analytics et Microsoft Ad Center Analytics.

Mais l’information majeure qui viendra certainement bouleverser le marché du web analytics est que Yahoo a décidé de rendre cette solution totalement gratuite (reste à voir le contenu des CGV Yahoo). (On ne sait pas si le bid management et Rubix seront également proposés gratuitement).

Plusieurs hypothèses sont envisagées :
Google Analytics perdrait de son attrait. L’acquisition de cet outil pourrait donner un coup de fouet à Yahoo dans sa quête de part de marché du marketing en ligne. Dans ce contexte, quid du rachat de Yahoo par Microsoft ?
Les éditeurs de solutions payantes (Omniture, Webtrends, Coremetrics, Unica, Xiti…), devront trouver des arguments pour justifier l’achat d’une solution proposée gratuitement par d’autres (neutralité, confidentialité des données…).
Enfin, ce changement pourrait avoir un effet sur la démocratisation de l’usage des outils de web analytics (ce qui est loin d’être le cas surtout en France).
Le faible coût des solutions pourrait inciter les entreprises à véritablement tirer parti des outils et d’investir majoritairement dans l’optimisation de leur business en ligne. On revient à la règle des 10/90 (10% pour l’outil, 90% pour l’analyse et l’optimisation), voire 0/100 !

Je profite de cette news pour vous rappeler que notre livre blanc sur le web analytics est disponible sur auditweb.net.

Et je relais l'information de l'organisation d'un premier Web analytics Wednesday en France le 14 mai de 17h45 à 20h30 (initiative de Julien Coquet et sponsorisé par l’éditeur Unica). Les détails de l'événement sur le site d'Eric T. Peterson, guru du web analytics.

Presse en ligne et stratégies de référencement

jeudi 27 mars 2008 à 18:37

La presse en ligne a pour principal modèle économique la vente de son audience aux annonceurs soit la monétisation de son espace publicitaire puisque l'essentiel de ses contenus éditoriaux est gratuit. En effet, l'internaute possède plutôt une culture du tout gratuit. Pour exemple, lorsque le Parisien a mit fin à la gratuité de ses infos en mars 2005, le nombre de ses visiteurs a chuté de 45 %. L'on se dirige plutôt vers des modèles gratuits ou mixtes. Il est alors indispensable pour ce secteur d’attirer l’audience la plus large ou la plus qualifiée possible.

Il lui faut donc trouver de nouvelles stratégies pour augmenter cette audience : stratégies de buzz, de fidélisation... mais également stratégies de référencement, naturel ou payant. Pour ce secteur, le nombre de visiteurs uniques est mesuré par des sociétés de mesure d'audience sur Internet comme Comscore ou Nielsen Net Ratings, dont les résultats sont aujourd'hui utilisés dans la majorité des plans média par les annonceurs.

Dans le cas du référencement naturel, il s'agit d'optimiser sa présence dans les moteurs de recherche et plus particulièrement Google qui représente plus de 2 requêtes sur 3 en France. Les innombrables pages d’actualités et d'archives des titres de presse en ligne sont un point essentiel dans leur référencement.
A noter, l' indexation dans les moteurs de recherche apportent en général un peu plus de 30 % du trafic à un site, les liens externes environ 30% et les accès directs comme la saisie de l'URL ou les liens gardés en favoris environ 30 % également du trafic.

Autre approche, le référencement du Financial Times dans Google Actualités lui a valu une augmentation de 75% de son trafic et 230 000 abonnés supplémentaires. Des contenus seront néanmoins toujours réservés aux abonnés du site.


Il est primordial pour un site d'arriver en premières pages de résultats des moteurs au risque de ne pas être visité. Pour être bien référencé par les moteurs et augmenter leur trafic, les sites de presse doivent donc adopter quelques bonnes pratiques indispensables, techniques, et également dans leur approche rédactionnelle à savoir :

  • Les titres, châpeaux et liens doivent être pertinents et accrocheurs mais surtout contenir des mots-clés utilisés par les internautes qui effectuent des recherches
  • Un appel aux commentaires (pour optimiser la fréquence des mises à jour)
  • Un footer contenant le plan détaillé du site
  • Mettre en évidence les articles les plus lus / les plus populaires
  • Proposer du contenu widgetisable pour permettre leur reprise sur d'autres sites ou blogs
  • Créer des pages de contenus spécifiques pour les moteurs
  • Optimiser les contenus Images et Vidéos (balise Alt)
  • Valoriser le contenu éditorial (balises H1, H2, H3...)
  • Etablir une stratégie de netlinking

Quelques exemples de sites de presse bien référencés : Le Monde.fr ou 20 minutes arrivent en première position dans Google et contiennent une description synthétique et claire de leur activité ainsi que des liens vers certaines rubriques spécifiques.


Les blogs bénéficient d'un bon référencement et les rédactions créent de plus en plus de blogs spécifiques sous leur propre nom. En écrivant des articles via un blog, une rédaction en plus d'être lue est reprise par d'autres blogs, ce qui améliore son référencement naturellement et la fait connaître auprès de nouveaux internautes.
Le web 2.0 et son aspect communautaire peut jouer un rôle d'accélérateur du référencement. Les réactions d'internautes suite à la mise en ligne d'un article les font remonter régulièrement dans les résultats de recherche puisque toujours d'actualité. Les titres n'hésitent donc plus à solliciter leurs propres lecteurs en les incitant à poster des commentaires sous les articles, d'intervenir dans des forums de discussion ou de créer leurs propres blogs, complémentaires à leurs contenus.

La presse investit également de plus en plus dans le référencement payant, élément incontournable de sa stratégie marketing et de son image pour optimiser son positionnement dans les moteurs, le marché de l'information en ligne étant de plus en plus concurrentiel.
Les liens sponsorisés permettent d'obtenir une position privilégiée dans les moteurs de recherche et représentent un complément du référencement naturel. Dans le cas de la presse, cela peut lui permettre par exemple d'augmenter ses ventes d'abonnement en ligne ou de recruter des abonnés à une lettre d'information. Système d'enchères, choix des mots-clés avec lequel le titre de presse souhaite apparaître, rédaction de l' annonce... ajustement par l'analyse des mots-clés les plus générateurs de trafic sur une période donnée pour un coût maîtrisé.
L'exemple ci-dessous montre une utilisation de mots-clés par Le Nouvel Observateur pour promouvoir la vente de ses abonnements :


Soucieuse de son trafic et de sa monétisation, la presse a donc intégré les actions de référencement, naturel ou payant, dans sa stratégie de génération de trafic, pour un budget peu coûteux.
D'autres actions, avec un budget plus conséquent, peuvent également être mises en place comme l'affiliation, le marketing viral, l'e-mailing...
A suivre donc...

Formations : l’expertise des auteurs de ce blog en direct

vendredi 21 mars 2008 à 14:20

Les problématiques et nouvelles tendances du web vous intéressent ? Les consultants et auteurs de ce blog approfondissent ces sujets lors de formations courtes. Comme par exemple:



Ces formation sont éligibles au DIF (droit individuel à la formation) et seront données à La Plaine Saint-Denis en région parisienne. En savoir plus et s’inscrire.

La presse depuis votre mobile

mardi 18 mars 2008 à 14:55

Plus de 2 milliards de téléphones portables dans le monde et ce chiffre ne cesse d’augmenter. L'essor des réseaux haut débit mobile 3G et 3G+ et de forfaits adaptés par les opérateurs a permis la démocratisation de l'internet mobile.
Selon une étude du cabinet Forrester, 125 millions d'européens (38% de la population des mobinautes) accèderont régulièrement à internet depuis leur portable d'ici 2013. Et en France, selon l'Arcep (autorité de régulations des télécoms), le parc actif multimédia mobile atteindrait actuellement 17,1 millions de personnes.

Pas étonnant que le secteur de la presse ait investi ce marché très porteur.
Le téléphone portable permet de rester constamment en contact avec le lecteur et de créer un rapport ciblé, le portable étant un objet très personnel.

La majorité des quotidiens et magazines propose maintenant des contenus pour téléphones mobiles.

Ainsi le New York Times a décliné son site web sur les appareils mobiles et les PDA : le NYT mobile. Contenus gratuits (textes et photos) mais aussi payants si les utilisateurs veulent consulter les archives. Pour se financer le site mobile est ouvert à la publicité avec des annonceurs comme Microsoft Windows Mobile.



Times Online propose également du contenu pour mobile avec la création d’alertes sport, loto, infos… et des mots-croisés permettant de fidéliser les utilisateurs.



En France, le quotidien l'Equipe possède une fonction Mobile/SMS avec des contenus pour les utilisateurs des 3 opérateurs mobiles : Bouygues Télécom avec I-mode, Orange et SFR. Les internautes peuvent se créer des alertes MMS pour suivre scores et classements en différé ou en direct avec les commentaires.


Libération propose avec LibéMobile un service permettant d'accéder gratuitement aux principaux articles mis à jour en temps réel depuis son téléphone portable. Inscription depuis le web et depuis son mobile.


Le QR Code inventé au Japon en 1994, et qui fait fureur là-bas, commence à se démocratiser en France et notamment dans la presse. Pour rappel, le QR code ou Flash code est un code-barres en 2 dimensions. Une fois scanné avec son portable (dernière génération), il permet de vous connecter à une page ou un site web pour mobile.
Economie Matin, l’hebdo gratuit distribué aux abords des stations de métro a mis en place ce type de code permettant aux lecteurs d’accéder à des contenus vidéos, offrant ainsi une complémentarité et une interactivité avec les articles de l’hebdomadaire.



Depuis septembre Télé 7 Jours propose à ses lecteurs de découvrir sur leur portable via un Flashcode la bande annonce du prochain DVD en vente en supplément avec l’hebdo TV.


La presse people expérimente également ces codes. L'été dernier, les lecteurs de Closer, Public et Voici ont accédé à du contenu exclusif photo et vidéo en scannant des QR Code inclus dans ces magazines. Pour faire vivre cette opération et créer du buzz, les lecteurs ont pu réagir à ce contenu en faisant des commentaires, en votant et ont pu bénéficier d’offres promotionnelles avec des coupons de réduction, des jeux…

La presse surfe également sur le succès de l'Iphone, produit culte vendu à déjà plus de 5 millions d'exemplaires et véritable booster des interfaces mobiles futures. Ainsi des versions spécifiques Iphone sont développées, c'est notamment le cas du quotidien gratuit 20 minutes avec sa version light du 20minutes.fr mise à jour en permanence. La version mobile colle bien au concept de ce gratuit distribué dans les grandes agglomérations, aux abords des transports en commun, au lecteur actif et urbain donc "mobile".


La presse, quotidienne ou magazine, a trouvé à travers le mobile un nouveau support de développement de ses contenus. Cela lui permet de proposer des services collant aux nouveaux modes de consommation dans un objectif d’acquisition et de fidélisation de son lectorat.

Quel pourrait être le web corporate de demain ?

mardi 11 mars 2008 à 11:04

"Le web corporate" de demain existe-t-il ? Pas encore mais on peut l’imaginer :

  • il s’agit d’un site web déporté, déportable qui tient compte de la nouvelle nature de l'internaute: un internaute multiple ( selon sa situation de mobilité et selon le masque qu'il revêt parmi ses multiples facettes). Le "web corporate" de demain ressemblera à une plateforme de distribution sous la forme de widgets à la carte pour nourrir l'internaute d’information, de ressources, de services et de rêves qu’il pourra emporter, embarquer avec lui (sur son mobile, ses blogs ou sa page d'accueil personnelle : netvibes, pagesflakes, igoogle...) et répondant aux attentes du moment et de la situation qu'il occupe.
  • Et surtout, la distribution de ces contenus déportés ne passera plus par le seul site corporate mais aussi via d’autres canaux, contournant ainsi le site corporate: ceux privilégiés par les internautes en fonction de leurs affinités et en phase avec la thématique ciblée et légitime de la marque. Présence et distribution sur les réseaux sociaux, sur les pages personnalisables,dans la blogosphère, dans les communautés vivantes, etc...
  • Enfin, la dimension ouverte, participative, contributive va de pair avec cette évolution. Le site corporate de demain implique aussi une vision de marque différente : accepter la critique négative, accepter d’être "ré appropriée" par les internautes, accepter d'être associée à d'autres types de contenu, d'autres marques (donc concurrentes) selon la logique de l'internaute qui suit sa propre stratégie en fonction de sa propre vision du marché et la situation dans laquelle il se trouve. Mais c'est aussi donner l'occasion à l'internaute d'entrer dans une démarche constructive, participative, contributive en leur donnant envie de s'exprimer et devenir ambassadeur de la marque, l'inciter à s'exprimer dans le registre de la satisfaction plutôt que celui du mécontentement.

Cette nouvelle donne suppose une réflexion de la marque sur elle même et la façon de s'animer. Il s'agit de sortir de la logique site centric pour aller vers la logique social centric et in situ (géolocalisée).Le "web corporate" de demain est donc un web social avec une vision de marque qui plus qu’interactive devient conversante, empathique et donc sachant converser avec différentes cibles et sachant animer une présence là où se retrouvent ces cibles, au bon moment et au bon endroit. Il s'agit d'une évolution dans la manière de communiquer et d'investir des territoires de communication où la marque doit porter ses valeurs mais aussi animer la conversation autour de celles-ci et donc d'elle même . Et se différencier par l'expérience utilisateur et l'empreinte qu'elle va distiller auprès des internautes. Il y a donc un art de la conversation dans lequel la marque va affirmer sa personnalité, son style tout en étant audible et à l'écoute.

Question finale: avez-vous des exemples de marques conversantes ?;-)

Pour aller plus loin :

http://www.pr2peer.net/2007/08/comment-faire-v.html

http://www.pr2peer.net/2008/02/des-canaux-aux.html

Mobile et mesure d'audience : la clé de l’évolution ?

lundi 10 mars 2008 à 01:19

Malgré un potentiel impressionnant, le mobile peine à trouver sa place dans les plans media des annonceurs (1 milliard de dollars en 2012 pour l'Europe de l'Ouest - Emarketer).

Certains acteurs du marché considèrent que tant qu'une mesure fiable et standardisée de l'audience mobile ne sera pas disponible, les annonceurs ne franchiront pas le pas.

Dans le n°1490 de Stratégies, Patricia Levy de SFR Régie déclare : « en matière d'audience des sites mobiles, on ne peut pas se contenter du panel déclaratif existant ».
Nicolas Guieysse de l'AFMM : « Ã€ l'heure actuelle, s'il souhaite connaître l'audience mobile de sa campagne, un annonceur doit croire sur parole sa régie ou son agence. Ce n'est pas sain ».

C’est une problématique tout a fait légitime puisqu'elle se pose encore pour de nombreux annonceurs qui ne mesurent déjà pas ou de manière incomplète l’activité de leur dispositif web fixe.
Pourtant les solutions de mesure du web fixe ne manquent pas : Omniture, Webtrends, Coremetrics, Unica, Xiti, Google Analytics… (retrouvez notre livre blanc sur le web analytics). Et certains dispositifs mobile pourront être suivis grâce à ces solutions.

Mais dans certains cas, la technologie mobile va poser ses limites. Les terminaux acceptent mal les cookies et le javascript. Les fichiers de log serveur ne seront pas utilisables non plus puisque le seul moyen de différencier les visiteurs aurait été de se baser sur le modèle du téléphone et le fournisseur d’accès. Or les mobinautes provenant d’un même terminal et opérateur seraient donc considérés comme un visiteur unique.

On voit alors émerger des solutions de web analytics spécialisées dans le mobile :

  • Amethon qui enregistre le trafic à partir du TCP/IP ce qui permet de suivre du HTML et du wap,
  • Bango qui enregistre l'activité par l'intermédiaire de redirections des liens vers son service,
  • et aussi Wapalizer et Mobilytics

Et pour ce qui est des KPI's, tant que le marketing mobile n’invente pas des dispositifs qui nécessiteraient des indicateurs spécifiques, on pourra s’inspirer de ceux utilisés pour le web fixe (visiteurs uniques, pages vues, Click-through rate, taux de conversion…).

Des solutions existent donc déjà pour proposer une mesure fiable d'un dispositif marketing mobile.
Ce qui manque se sont les retours d'expérience et les ROI constatés qui finiront de convaincre les annonceurs. Et sur ce point cinq opérateurs dont Orange se sont regroupés en février 2007, pour mesurer l'efficacité de la publicité sur mobile.

Enfin, j'enfonce une porte ouverte en disant que la mesure de l'audience n'est pas tout et que l’évolution des terminaux vers le web mobile (taille d'écran, ergonomie de navigation, vitesse de connexion et offres data illimités) devra bien évidemment être au rendez-vous pour convaincre aussi les end-users (et ça commence à bouger : iphone, SFR Illimithycs...).

De la marque interactive à la marque conversante

jeudi 28 février 2008 à 20:01
Nouveaux usages, nouvelles attentes, nouvelle stratégie de marque

On l’a déjà décrit : l’explosion des services de réseaux sociaux ou communautaires place l’internaute au cœur du dispositif marketing et communication des produits ou services web et communication de marque avec la dimension participative . Avec l’User Generated Content (UGC) émerge des communautés de niche vivaces animées par ces internautes captifs fédérés autour d’un thème, d’un produit, d’un sujet, d'un service, qui se retrouvent et échangent entre eux, en se reconnaissant par des attributs affinaires. Ces communautés constituent un vecteur de notoriété puissant pour les marques qui ont choisi d’y animer une présence et constitue un terrain exceptionnel de recrutement et de fidélisation, sans oublier un enrichissement de bases de contacts.

Se révèle ici l’enjeu crucial pour les marques: animer une présence sur ces communautés en devenant une « marque conversante » Il s’agit de changer de point de vue : de la stratégie de "marque interactive" et son corollaire l'approche site centric, à la "stratégie de marque conversante" et son corollaire, l'approche social centric. Qui dit conversante dit déplacer l'interactivité en dehors du seul vecteur "site web " ou/et "site de lancement " mais animer l'interactivité là où se retrouvent les prospects, les clients, bref ces « conversants », quitte à investir des territoires vierges

Cela suppose une démarche d'écoute et d'animation, l'écoute intériorisée de la marque mixée à l’écoute extériorisée des marchés de la marque, les clients de nos clients (segments prospects/clients ) et les concurrents, par exemple en identifiant les infospheres stratégiques, y détecter les leviers d’animation légititimes.

Pour aller plus loin, une présentation intéressante sur le sujet publiée par l'agence W&CIE:

Yahoo! Search Monkey : contrôlez votre référencement naturel

jeudi 28 février 2008 à 09:52

Alors que Google annonçait en 2007 la possibilité de modifier les sitelinks de son site via la plate-forme Google Webmaster Tools et les évolutions vers la recherche universelle, Yahoo! vient d’annoncer ce qui pourrait être une avancée majeure dans le monde du référencement naturel.

Yahoo! va ouvrir son moteur. Rien que ça !
Chaque responsable de site pourra prendre la main sur les informations qu’il souhaite afficher dans la liste des résultats.

Aujourd’hui, nous sommes habitués au format classique de résultat « titre, description et url ».

Yahoo! Search Monkey promet des informations et une présentation beaucoup plus riches :
((http://us.i1.yimg.com/us.yimg.com/i/us/sch/gr3/sm_after_prd3.png

On pourra y trouver image, adresse (ça me fait penser aux microformats), téléphone, liens profonds, la possibilité d’envoyer le résultat à un ami, de récupérer les informations d’un restaurant sur son téléphone … Cette prise de contrôle sur les résultats qui s’affichent sera possible par l’intermédiaire d’APIs.

L’intérêt pour les entreprises et organisations est bien évidemment de mettre en avant les informations les plus pertinentes de son activité à la disposition des utilisateurs dès le moteur de recherche et ainsi générer un trafic théoriquement plus important et qualifié.

Mais en mettant en avant des informations du type numéro de téléphone, adresse et les fonctionnalités liées (envoi vers téléphone)… l’internaute pourrait se passer de visiter le site de l’entreprise.
Certes l’internaute à obtenu l’information souhaitée et peut entrer en relation avec l’entreprise mais il ne passe pas par le site.
Dans ce cas, comment, du point de vue de l’entreprise, mesurer le bénéfice lié à aux nouvelles fonctionnalités de Yahoo! Search Monkey ?

Attendons la sortie de cette nouvelle plate-forme (et si Google contre-attaque).

Certains auront noté le clin d’œil à Greasemonkey (Firefox).

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